Devrais-je lire les livres sur le Lean ?

Devrais-je lire les livres sur le Lean ?

Devrais-je lire les livres sur le Lean ?

Cher Gemba Coach,

Est-ce que je devrais prendre la peine de lire des livres sur le Lean, ou seulement travailler à partir de mon expérience ? Il y a tellement de livres, et ils semblent se contredire entre eux. Lesquels me conseillez-vous pour commencer ?

Tous ! Sans blague – tous ces livres ! Pas tous en même temps, évidemment.

Durant mes longues années de travail avec les dirigeants et experts Lean, si vous me demandiez un facteur clé du succès, je vous répondrais… lire. Les personnes que je connais qui réussissent le plus lisent. Beaucoup. Et de tout.

J’ai bien conscience que cela puisse sembler semble être une réponse facile, mais laissez-moi vous en expliquer les points techniques. Il est facile de dire qu’aucun d’entre nous ne possède la vérité et que nous exprimons tous un point de vue, influencé par notre « angle de vue » (ce que nous regardons et sous quelle perspective) aussi bien que les biais implicites dont nous ne sommes probablement pas conscients. Cela ne veut pas dire que ce que nous disons (ou, en effet, écrivons) est faux – cependant parfois ça l’est – cela signifie que c’est partial.

Comme aucun d’entre nous ne possède de boule de cristal ou de miroir magique, la seule façon possible de découvrir nos fausses croyances est de lire les croyances des autres – chacune d’entre elles.

Il y a deux caractéristiques cognitives clés que les enfants humains développent très tôt, et qui échappent largement (pour autant que nous le sachions) aux autres animaux :

  • L’intention partagée : La capacité de comprendre ce que les autres sont en train d’accomplir et de les aider (ou les empêcher);
  • Reconnaître les fausses croyances : Reconnaître chez  les autres et chez  soi que certaines choses que nous croyons vraies ne le sont tout simplement pas.

Quand vous y réfléchissez, ces deux caractéristiques sont assez étonnantes et liées. Reconnaître de fausses croyances provient du fait de reconnaître des buts communs, et de ce fait voir que certaines personnes ne possèdent pas les bonnes informations. Lire les intentions, les buts et les croyances formant les actions des autres est une clé du développement de l’intention partagée. Par conséquent, ces traits sont indissociables.

Ce qui est assez simple à faire avec des actions concrètes comme chercher des champignons dans la forêt (« N’y allez pas, vous pensez qu’il y en a mais j’en viens et je les ai tous cueillis »), devient vraiment complexe en parlant de buts larges et abstraits, tels que « Faisons du Lean. »

Mon biais personnel

Et d’abord, qu’est-ce que le « Lean » exactement ? Ma définition du Lean est d’appliquer les leçons du Toyota des années 1965 aux autres entreprises. D’autres expliqueraient que le Lean est une méthode cherchant à éliminer systématiquement le gaspillage (je ne suis pas en désaccord). Ou qu’il s’agit du processus qui sous-tend la pensée Lean (peu importe ce que cela peut être). D’autres, encore, diront « Oubliez le Lean, et pratiquez le Kata à la place » – et oui, c’est du Lean. La plupart diraient « laissez-moi utiliser l’outil qui me plaît et voir où cela me mène, » et ainsi de suite.

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Traduit de l’américain par Marc-Antoine Guichard et François Lopez. Source : https://www.lean.org/balle/DisplayObject.cfm?o=4976

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